Un blocus consiste à planter une de vos pièces directement devant un pion passé ennemi pour geler ce pion sur place — il ne peut plus avancer, et votre pièce bloqueuse ne peut pas être délogée par lui.
Le concept vient d’Aron Nimzowitsch, qui prônait « d’abord restreindre, puis bloquer, puis détruire ». Un pion passé est dangereux précisément parce qu’il veut courir et devenir dame. Plantez une pièce sur la case juste devant lui, et ce rêve s’évanouit — le pion ne va nulle part. Mieux encore, la pièce bloqueuse est totalement en sécurité sur cette case, car la seule unité ennemie qui rêverait de l’attaquer (le pion) ne le peut pas, puisque les pions capturent en biais, pas tout droit devant eux.
Le cavalier est la vedette du blocus. Comme il saute au lieu de glisser, un cavalier posté sur la case de blocus garde le contrôle total d’autres cases même pendant qu’il surveille le pion — il ne se sent jamais « coincé ». Les fous, les tours et même le roi peuvent aussi faire le blocus, mais un cavalier fait le travail tout en continuant à s’occuper d’autre chose. Une fois le pion solidement bouché, vous pouvez tourner votre attention ailleurs et démonter la position à votre rythme.
Termes associés
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Mini-FAQ
Pourquoi le cavalier est-il le meilleur bloqueur ? Parce qu’il attaque en sautant, un cavalier contrôle d’autres cases même lorsqu’il reste immobile devant le pion — il n’est jamais passif. Une tour ou un fou bloqueur a tendance à être immobilisé.
Qu’est-ce qu’on bloque, exactement ? Presque toujours un pion passé — un pion qu’aucun pion ennemi ne peut arrêter. Bloquez-le, et tout son intérêt (promouvoir) s’évapore.
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